
15 jeunes Biélorusses de 10 à 14 ans du Gymnasium (école) 28 de Minsk viennent de séjourner une semaine dans le Perche. Jean-Marc Beaudé et Galina Fetsisova, « chevilles ouvrières » de ces échanges culturels biélo-percherons, et les familles d’accueil, leur ont concocté un programme de visites dense pour « leur faire découvrir la France » et ses « valeurs » : visite du Perche, d’entreprises, d’une exploitation agricole, manoirs et du Mont-Saint-Michel. Pendant leur séjour en France, les jeunes Biélorusses « avec leur charme slave » sont aussi allés dans des écoles de la communauté de communes et maisons de retraites pour y danser et chanter « à chaque fois avec succès ».
Vendredi, à l’avant veille du départ, jeunes et enseignants ont été reçus à l’hôtel de ville par Bernard Milcent, maire adjoint, avant un dernier spectacle à la salle des fêtes. L’élu a rappelé la naissance des échanges entre Mortagne et Minsk, « une demande biélorusse adressée au proviseur du lycée Monnet » aussitôt relayée par Jean-Marc Beaudé, alors professeur d’histoire-géographie dans l’établissement. Le premier séjour des Biélorusses dans le Perche s’est organisé en quelques semaines seulement en 2004. Des lycéens percherons ont ensuite eux aussi découvert une « autre culture » en se rendant à plusieurs reprises à Minsk. Galina, professeur de français et Oleg directeur adjoint étaient du premier échange. Les deux enseignants biélorusses, qui maîtrisent notre langue sans une once d’accent, ont aujourd’hui changé d’établissement avec toujours la même envie de montrer à leurs jeunes élèves qui bénéficient pour les plus grands de 6 heures d’enseignement du français hebdomadaires « la patrie de la démocratie, des Droits de l’Homme et de la Liberté ». La réception à l’hôtel de ville a été l’occasion de remercier tous les acteurs. Et de procéder à des échanges de cadeaux. Jean-Marc Beaudé, « Percheron d’origine, fidèle à sa terre » et « ambassadeur du Perche », s’est vu remettre un tableau « Les portes de Minsk » par ses amis enseignants biélorusses. Et la médaille de la ville de Mortagne. Une « surprise » qui a beaucoup ému l’ancien professeur, la larme à l’oeil.
