Présentation de l’enseignement supérieur français

L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR FRANÇAIS

L’enseignement supérieur français propose des formations générales et des formations professionnelles, essentiellement à l’université, mais aussi dans de nombreuses écoles spécialisées et dans des dispositifs spécifiques hors des universités. Si les études à l’université se sont inscrites dans le schéma européen d’organisation des études autour de trois niveaux de sortie (Licence, Master, Doctorat), il existe également d’autres niveaux de sortie en fonction de la nature des formations à finalité professionnelle.

Indépendamment des 92 universités, les formations supérieures sont assurées dans d’autres établissements tels que les écoles d’ingénieurs, les écoles de commerce ou les écoles spécialisées (écoles paramédicales, écoles artistiques et culturelles, écoles d’architecture, écoles du secteur social…). Si la majorité des formations sont dispensées dans des établissements sous tutelle du ministère en charge de l’éducation (ministère de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche), de nombreuses formations spécialisées à finalité professionnelle relèvent de la tutelle d’autres administrations.

En 2004-2005, toutes filières confondues, sur les 2,3 millions d’étudiants (parmi lesquels plus de 11% d’étudiants étrangers), 79% effectuaient des études dans les établissements sous tutelle du ministère de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche.

1. Les formations générales

En France, le premier grade des études supérieures est le baccalauréat (diplôme qui sanctionne la fin des études secondaires) : il ouvre les portes de l’université. Toutes les formations générales sont organisées dans des filières autour du schéma européen d’organisation des études qui prévoit trois niveaux de sortie : la Licence, le Master, le Doctorat (LMD).

L’organisation des études universitaires se caractérise par :

• une architecture en trois niveaux (ou « grades »), le LMD faisant place à une structure fondée sur trois niveaux de sortie, la Licence (L1, L2, L3) se déroulant sur 6 semestres, le Master (M1, M2) se déroulant sur 4 semestres, et le Doctorat dont la thèse se prépare en 6 semestres ;

• un découpage des études en semestres (avec validation des connaissances en fin de chaque semestre) et des enseignements découpés en unités (UE), les unités d’enseignement correspondant aux différentes matières enseignées et pouvant associer différentes matières et se décomposent en UE majeures (ou obligatoires), en UE mineures (ou optionnelles) et en UE libres ;

• une organisation autour de « domaines » (recouvrant plusieurs disciplines), de « mentions » (couvrant un champ qui permet d’identifier le thème majeur de la formation), et de « spécialités » (mettant l’accent sur certaines spécificités des mentions et précisant les compétences acquises par l’étudiant durant sa formation), qui constitue une nouvelle manière de décliner les diplômes ;

• une validation par « crédits » : à l’issue de chaque trimestre, l’étudiant se voit attribuer, en fonction de ses résultats, un certain nombre de crédits (ou ECTS pour « european credit transfer system ») ; ce « crédit » est la nouvelle unité de mesure des connaissances et compétences acquises par l’étudiant ; cours magistraux validés par des examens, travaux pratiques, travaux dirigés, stages, mémoires, projets... les crédits s’appliquent à toutes les formes d’enseignement ; tous les crédits (ECTS) sont transférables en Europe et capitalisables à vie ; à chaque niveau (ou grade), correspond un niveau précis de crédits (ou ECTS).

Trois grades universitaires correspondent à cette nouvelle organisation :

• « L » comme Licence ; la licence s’obtient après six semestres (ou 3 ans : L1, L2, L3) d’études supérieures et la validation de 180 « crédits » ETCS (soit 30 crédits par semestre) ; il existe deux types de licences : les licences généralistes organisées autour de « domaines » (droit, sciences économiques, sciences et technologies, lettres, sciences humaines, arts...), puis en mentions et spécialités dont le choix se précise à la fin du 3ème trimestre, ouvrant la voie du Master ; les licences professionnelles, organisées en mentions, apportant une spécialisation dans de nombreux secteurs professionnels et permettant l’entrée directe sur la vie professionnelle.

• « M » comme Master ; il s’obtient après quatre semestres (ou 2 ans : M1, M2) et la validation de 120 « crédits » supplémentaires (au total, avec la licence : 300 crédits) ; à l’entrée d’un parcours Master, l’étudiant, au sein de son domaine, opte pour une mention ; les mentions peuvent faire référence à une discipline, à une association de disciplines ou à un champ professionnel ; il sanctionne des parcours à finalité professionnelle débouchant sur un Master professionnel en vue d’une insertion dans la vie active, ou visant la recherche en débouchant sur un Master recherche et la poursuite d’études vers un doctorat ; le choix d’une orientation en Master se fait à différents moments du cursus d’études selon les universités.

• « D » comme Doctorat ; accessible après un Master recherche, il se prépare en 6 semestres (3 ans) minimum et est validé par un total de 480 crédits acquis tout au long du cursus ; au programme, des travaux originaux de recherche, menés au sein des laboratoires de recherche des universités ; en plus de leurs travaux de recherche et de la rédaction de leur thèse, les « doctorants » complètent leur formation dans une école doctorale.

Les écoles doctorales Généralisées à la rentrée universitaire 2000, les écoles doctorales rattachées aux établissements d’enseignement supérieur, fédèrent un ensemble d’équipes de recherche qui prennent en charge la formation et le devenir des doctorants. Elles offrent au futur docteur un encadrement scientifique de haut niveau ainsi qu’une préparation à l’insertion professionnelle. Les liens avec la recherche et la qualité scientifique des laboratoires, la procédure de recrutement des doctorants et la politique de financement des thèses, le potentiel d’encadrement et la politique de formation, les partenariats avec le monde socio-économique et l’incitation à la mobilité et à l’ouverture européenne et internationale sont autant de critères déterminants pour l’accréditation des écoles doctorales.

La filière des études de santé

Les études pour être médecin, chirurgien-dentiste, pharmacien ou sage-

femme se déroulent au sein des universités... Toutefois, cette filière a une organisation qui lui est propre. Les études durent de 5 ans pour être sage-femme à 11 ans pour être médecin spécialiste, 6 ans pour obtenir le diplôme d’État de docteur en chirurgie dentaire ou de docteur en pharmacie... Pour toutes ces études, il y a un concours en fin de première année (PCEM1 pour médecine et odontologie et PCEP1 pour pharmacie) avec un « numerus clausus ».

2. Les formations professionnelles

2.1. Les filières courtes de formations technologiques

L’objectif des filières courtes de formations technologiques est de former des techniciens supérieurs qui pourront s’insérer dans le monde industriel ou agricole ou des employés de haut niveau qui pourront exercer des activités tertiaires et de services (commerce, tourisme, transport, services aux personnes...). Il existe deux types de filières conduisant à deux diplômes différents : le brevet de technicien supérieur (B.T.S.) et le diplôme universitaire de technologie (D.U.T.).

2.1.1. Le brevet de technicien supérieur (B.T.S.)

Le brevet de technicien supérieur se prépare en section de technicien supérieur dans des lycées, dans des centres de formation d’apprentis (C.F.A.), dans des centres de formation professionnelle continue ou dans des établissements d’enseignement à distance. Cette formation accessible après le baccalauréat ou équivalent dispense des enseignements spécialisés. Elle est accompagnée d’un ou de plusieurs stages en entreprise. Elle permet d’obtenir un diplôme professionnalisé en deux ans. Les études peuvent se réaliser : en formation initiale, à temps plein sur une durée de deux ans ; en apprentissage ; en formation continue.

À la rentrée 2006, on comptait 88 spécialités de B.T.S. réparties dans quatre secteurs : industriel ; tertiaire ; santé-paramédical ; arts appliqués.

Les titulaires d’un B.T.S. peuvent :

• entrer dans le monde du travail, le B.T.S. permettant d’assumer des tâches d’encadrement en tant que collaborateur d’un ingénieur ou d’un chef de service ;

• poursuivre des études, sous réserve d’une procédure de sélection (étude du dossier, examen, entretien) permettant une admission dans certaines écoles d’ingénieurs, l’obtention de l’équivalence de la 1ère année d’études universitaires générales pour poursuivre à l’université, l’entrée en licence professionnelle dans un domaine de formation compatible avec celui du diplôme obtenu, ou l’admission dans un institut universitaire professionnalisé (I.U.P.) ; plus de 33,5 % des étudiants poursuivent des études après l’obtention de leur B.T.S.

2.1.2. Le diplôme universitaire de technologie (D.U.T.)

Le diplôme universitaire de technologie est une formation professionnalisée en deux ans accessible après le baccalauréat ou équivalent. Après un baccalauréat ou équivalent, ou après validation des études, expériences professionnelles ou acquis personnels, les études peuvent se réaliser : en formation initiale à temps plein sur une durée fixée à 4 semestres ; en apprentissage ; en formation continue. 115 instituts universitaires de technologie (I.U.T.), rattachés aux universités, assurent des formations menant au D.U.T.

Pour mieux inscrire les D. U.T. dans l’espace européen de l’enseignement supérieur, les programmes pédagogiques nationaux ont été rénovés. L’enseignement est assuré dans 24 spécialités dont :

• 15 relevant du secteur de la production (exemples : science et génie des matériaux ; génie mécanique et productique) ;

• 9 relevant du secteur des services (exemples : information - communication ; gestion des entreprises et des administrations).

Le parcours de formation conduisant au D.U.T. est constitué d’une majeure, qui garantit le cœur de compétences du D.U.T., et de modules complémentaires destinés à compléter le parcours de l’étudiant, qu’il souhaite une insertion professionnelle ou une poursuite d’études vers d’autres formations de l’enseignement supérieur. Figure également dans les programmes pédagogiques nationaux, comme élément commun à l’ensemble des spécialités, « le projet personnel et professionnel ». Ce projet est un travail de fond qui doit permettre à l’étudiant de se faire une idée précise des métiers de la spécialité et des aptitudes personnelles qu’ils nécessitent.

Après un D.U.T., un titulaire peut :

• entrer dans le monde du travail, le diplôme préparant aux fonctions d’encadrement technique et professionnel dans certains secteurs de la production, de la recherche appliquée et des services ;

• poursuivre des études, sous réserve d’une procédure de sélection (étude du dossier, examen, entretien) permettant une admission dans certaines écoles d’ingénieurs, l’entrée en licence, en licence professionnelle dans un domaine de formation compatible avec celui du diplôme obtenu, l’entrée dans un Institut universitaire professionnalisé (I.U.P.), ou la préparation d’un diplôme national de technologie spécialisée (D.N.T.S.) en un an.

2.2. La licence professionnelle

La licence professionnelle est un diplôme de niveau bac + 3 créé en novembre 1999. L’originalité de ce diplôme réside dans son mode d’élaboration fondé sur la mise en place de partenariats étroits entre universités, autres établissements de formation, entreprises et branches professionnelles.

2.2.1. Une formation qualifiante pour l’emploi

La licence professionnelle répond aux engagements européens qui prévoient un cursus licence adapté aux exigences du marché du travail en Europe ainsi qu’à la demande de nouvelles qualifications, entre le niveau technicien supérieur et le niveau ingénieur-cadre supérieur. La licence professionnelle se prépare en un an (ou deux semestres). Pour accéder à cette formation, les étudiants doivent justifier :

• soit d’un diplôme national sanctionnant deux années d’enseignement supérieur validées dans un domaine compatible avec celui de la licence professionnelle,

• soit de la validation des études, expériences professionnelles ou acquis personnels.

2.2.2. Une large palette de métiers dans tous les secteurs professionnels

Les 1 438 licences professionnelles créées dans l’ensemble des universités couvrent une large palette de secteurs professionnels : le domaine de la production agricole ou industrielle, le secteur tertiaire, les services aux personnes et aux collectivités. Elles sont regroupées dans 46 dénominations nationales relevant des secteurs primaire, secondaire et tertiaire.

2.2.3. L’accueil de publics diversifiés

En formation initiale, le cursus est ouvert à des publics diversifiés. Des parcours différenciés permettent de conduire des jeunes issus de formations différentes vers les mêmes qualifications. Les titulaires d’un B.T.S. ou d’un D.U.T. peuvent ainsi obtenir un niveau supérieur de qualification dans le prolongement de leurs études antérieures et les titulaires d’un diplôme d’études universitaires générales peuvent obtenir rapidement un diplôme facilitant leur insertion dans la vie active. Elle est également ouverte en formation continue et offre ainsi aux techniciens en situation d’activité professionnelle la possibilité de développer leur carrière.

2.2.4. Une pédagogie adaptée aux exigences d’une formation professionnelle

L’année de formation articule enseignements théoriques et pratiques, apprentissage de méthodes et d’outils, stage en milieu professionnel de 12 à 16 semaines et réalisation d’un projet tutoré. La pédagogie fait une large place à l’initiative de l’étudiant et à son travail personnel, pour mettre en oeuvre les connaissances et les compétences acquises. Stage et projet tutoré donnent lieu à l’élaboration d’un mémoire et à une soutenance orale. Une partie des enseignements est dispensée par des professionnels qui participent à part entière à la formation.

2.3. Le Master professionnel

Dans le cadre de la nouvelle organisation des diplômes universitaires français, les étudiants peuvent préparer un Master professionnel ou un Master recherche à l’issue de la licence ou de la licence professionnelle. Le Master professionnel remplace la maîtrise en un an suivie du diplôme d’études supérieures spécialisées (D.E.S.S.). C’est un diplôme à finalité professionnelle qui apporte une spécialisation ou une deuxième compétence.

Le nouveau diplôme de Master se prépare en 2 ans (4 semestres) après une licence. Il est généralement organisé en année M1 (Master 1ère année) et M2 (Master 2ème année). L’admission en Master professionnel se fait sur dossier puis sur entretien dans la limite des places disponibles.

2.4. Les Instituts universitaires professionnalisés (I.U.P.)

Créés en 1992 pour répondre à des besoins spécifiques des entreprises, les Instituts universitaires professionnalisés (I.U.P.) étaient destinés à former en trois ans des cadres occupant des emplois intermédiaires entre ceux de technicien supérieur et d’ingénieur ou de cadre supérieur.

Les cursus I.U.P. trouvent aujourd’hui leur place dans le cadre de la réforme de l’espace européen de l’enseignement supérieur au niveau Master. L’entrée en Master se fait après validation de 180 crédits européens. Un parcours en troisième année de licence (L3) peut, éventuellement, être organisé par les établissements pour préparer l’entrée dans le Master dans lequel l’I.U.P. s’est inséré.

3. Les classes préparatoires aux grandes écoles

Les classes préparatoires aux grandes écoles ont pour fonction d’accroître le niveau des connaissances des bacheliers dans différents champs disciplinaires de manière à les rendre aptes à suivre une formation en grande école dans les filières littéraires, économiques et commerciales et scientifiques. Chaque filière est subdivisée en voies. Pour chaque voie d’étude, un programme national d’études est fixé après élaboration en co-partenariat avec les grandes écoles. Ces connaissances sont évaluées par les concours qu’organisent les grandes écoles. Ceux qui ne réussissent pas à intégrer une grande école peuvent poursuivre leurs études en licence à l’université, à condition d’avoir obtenu une équivalence ou, selon le type de classes préparatoires, dans d’autres écoles (école de journalisme, institut d’études politiques...). Les classes préparatoires aux grandes écoles sont réparties en trois catégories.

3.1. Les classes préparatoires économiques et commerciales

Elles préparent aux concours des écoles supérieures de commerce et de gestion et de l’École normale supérieure de Cachan. Les étudiants suivent un cursus polyvalent : mathématiques, économie, langues vivantes étrangères, histoire, culture générale. Trois voies sont à distinguer : scientifique, économique, technologique.

3.2. Les classes préparatoires littéraires

Elles préparent aux concours des écoles normales supérieures, de l’école nationale des chartes, des écoles supérieures de commerce et de gestion et des instituts d’études politiques. On distingue deux voies : ‘’Lettres" (au programme : français, philosophie, histoire, langue(s) vivante(s), langue ancienne pour la classe "Lettres classiques") et "Lettres et sciences sociales" (au programme : philosophie, langue vivante, économie, sociologie, mathématiques). Par ailleurs, de nombreuses classes préparatoires littéraires proposent une option "sciences politiques" permettant de préparer les concours d’entrée aux instituts d’études politiques. Les grandes écoles de commerce et de gestion ouvrent également leurs portes aux élèves des classes préparatoires littéraires : un concours "Lettres et sciences humaines" leur est réservé.

3.3. Les classes préparatoires scientifiques

Elles préparent aux concours des écoles d’ingénieurs, des écoles normales supérieures et des écoles nationales vétérinaires. Elles proposent :

• trois filières en première année : M.P.S.I. (mathématiques, physique, sciences de l’ingénieur) ; P.C.S.I. (physique, chimie, sciences de l’ingénieur) ; P.T.S.I. (physique, technologie, sciences de l’ingénieur) ;

• quatre filières en deuxième année : M.P. (mathématiques, physique) ; P.C. (physique, chimie) ; P.T. (physique, technologie) ; P.S.I. (physique, sciences de l’ingénieur).

4. Les grandes écoles

Le terme de « grandes écoles » regroupe des écoles au profil différent : les écoles normales supérieures, les écoles d’ingénieurs, les écoles de commerce et les écoles vétérinaires. On assimile souvent aux grandes écoles les instituts d’études politiques. Ces grandes écoles sont très particulières à l’enseignement supérieur français, toutes visant à former à un haut niveau « d’excellence », d’où une sélection à l’entrée sur concours. Elles se caractérisent par le niveau élevé de leur diplôme (le plus souvent bac + 5).

4.1. Les écoles normales supérieures (ENS)

Il existe 4 Ecoles normales supérieures en France :

• Ecole normale supérieure (E.N.S.), située à Paris, rue d’Ulm ;

• Ecole normale supérieure lettres et sciences humaines (E.N.S. L.S.H.), située à Lyon ;

• Ecole normale supérieure de Cachan (E.N.S. Cachan) ;

• Ecole normale supérieure de Lyon (E.N.S. Lyon).

Elles visent à former des enseignants et des chercheurs de haut niveau, tant dans les disciplines littéraires que scientifiques, ainsi que des cadres dirigeants d’entreprises publiques ou d’administration. La scolarité dure 4 ans. Les E.N.S. recrutent, par 2 concours différents, des élèves littéraires et des élèves scientifiques.

La sélection se fait sur concours après 2 ans de classe préparatoire. Il est également possible, avec une maîtrise ou un diplôme d’ingénieur, d’entrer directement en 3ème année. Les étudiants français des Écoles normales supérieures sont rémunérés durant leurs études.

Les ENS, dans le cadre de l’harmonisation des diplômes européens, sont passées au LMD. Les étudiants sont inscrits en licence, puis en Master dans leur spécialité.

4.2. Les écoles d’ingénieurs

Il existe 233 écoles d’ingénieur en France, publiques (dont un grand nombre intégrées aux universités) ou privées. La scolarité dure 3 ou 5 ans. Dans le premier cas, les écoles recrutent sur concours après 2 années de classe préparatoire. Dans le second cas, elles recrutent sur dossier, et l’admission a lieu directement après le baccalauréat. Dans tous les cas, les études sont sanctionnées par un titre d’ingénieur diplômé de l’Etat, complété par le grade de Master.

De nombreuses écoles d’ingénieur proposent également des Masters (formation en 2 ans), ouverts à des étudiants ayant accompli avec succès un premier cycle universitaire (licence). Selon les écoles, la formation peut être généraliste ou plus spécialisée (agronomie, chimie, biologie, informatique, etc.).

Dans les écoles d’ingénieur publiques, le coût des études est d’environ 380 euros par an.

4.3. Les écoles de commerce et de gestion

Si la plupart des écoles sont généralistes, elles misent sur leurs spécialisations de dernière année : audit, finance, marketing, management comptable et financier, ressources humaines, communication... et basent leur enseignement sur une étroite collaboration avec les entreprises (stages). Elles ont une forte dimension internationale (séjours à l’étranger, développement de partenariats avec des établissements de différents pays).

Les écoles de commerce offrent une scolarité en 3, 4 ou 5 ans, permettant d’obtenir un niveau Bac + 4 ou 5. La majorité des écoles recrutent sur concours après 2 années de classe préparatoire. Une grande majorité des écoles se regroupent et présentent des banques d’épreuves communes. Ainsi, en passant un seul concours, les étudiants présentent plusieurs écoles, qui différencient leurs critères d’admission grâce aux barèmes et aux coefficients. Par ailleurs, environ 190 écoles recrutent juste après le baccalauréat, avec leurs propres conditions d’admission, et dispensent un cursus de 4 ou 5 ans. Les étudiants peuvent également être recrutés par le biais des admissions parallèles (après un diplôme Bac + 2 ou 3).

Les études sont sanctionnées par un diplôme d’école. Dans le cadre du système européen d’organisation des études, le ministère de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche a déjà habilité 36 écoles à délivrer le grade de Master.

La grande majorité des écoles de commerce sont privées. Les frais de scolarité varient entre 4 500 et 7 000 euros par an.

4.4. Les écoles vétérinaires

Il existe 4 écoles nationales vétérinaires : Lyon, Maisons-Alfort (dans la banlieue de Paris), Nantes, et Toulouse.

Les études au sein des écoles vétérinaires durent entre 4 et 7 ans, avec de nombreuses possibilités de spécialisation. La sélection est faite sur concours après 2 ans de classe préparatoire. L’étudiant ne peut se présenter que deux fois au concours.

Les frais d’inscription et de scolarité s’élèvent en moyenne à 760 euros par an.

4.5. Les instituts d’études politiques (IEP)

Les instituts d’études politiques (IEP) sont au nombre de 9 dont le plus réputé est celui de Paris. Les 8 autres sont rattachés à des universités : Aix-en- Provence, Bordeaux, Grenoble, Lille, Lyon, Rennes, Strasbourg et Toulouse.

Les études se déroulent en 5 ans. Il existe une admission sélective à différents niveaux d’entrée après le bac, bac+2, bac+3. Le programme des études combine culture générale et acquisition de méthodes de travail, avec progressivement des spécialisations dans différents domaines (service public, économie et finance, politique économique et sociale, relations internationales...). La dimension internationale est importante et nombre d’IEP introduisent dans leur cursus, une année d’études à l’étranger.

Les IEP délivrent leurs diplômes mais, dans le cadre du système européen d’organisation des études, les diplômés de l’IEP obtiennent le grade de Master. Dans ce cadre, les IEP offrent la possibilité de préparer des Masters professionnels et des Masters recherche.

5. Les écoles spécialisées

Certains métiers ne sont accessibles qu’à partir de formations préparées en écoles spécialisées. Les études sont sanctionnées, selon les cas, par un diplôme d’État ou par un diplôme d’école. Les places sont comptées dans les écoles spécialisées. Il faut, non seulement le baccalauréat (ou équivalent), mais aussi franchir la sélection à l’entrée : concours, examen, tests, entretien.

5.1. Les écoles paramédicales

Infirmier, kinésithérapeute, orthoptiste... Les formations qui conduisent à ces métiers sont soumises à une forte sélection. Il est le plus souvent nécessaire d’être titulaire d’un baccalauréat scientifique. Les études se préparent en écoles publiques ou privées, à l’exception de trois diplômes qui se préparent à l’université (audioprothésiste, orthoptiste, orthophoniste).

La plupart de ces études ont une durée, le plus souvent, de 3 ou 4 ans et sont sanctionnées par un diplôme d’État, obligatoire pour exercer en France.

5.2. Les écoles du secteur social

Assistant de service social, éducateur spécialisé, animateur socioculturel... Autant de métiers dont les formations se déroulent dans des écoles agréées par le ministère de l’Emploi. Les études se déroulent sur 2 à 3 ans, avec le baccalauréat. Elles sont sanctionnées par un diplôme d’État, obligatoire pour exercer en France. L’accès se fait sur concours.

5.3. Les écoles d ’architecture

20 écoles publiques forment au métier d’architecte (2 à celui de paysagiste). Les études, d’une durée de 6 ans, mènent au diplôme d’architecte DPLG (diplômé par le gouvernement). Petit à petit les écoles organisent leurs études selon le schéma du LMD, avec l’accès au diplôme d’études en architecture à bac+3, au diplôme d’architecture à bac+5, la capacité à exercer la maîtrise d’œuvre à bac+6, le doctorat d’architecture à bac+8. Les écoles proposent aussi des formations propres à leur école ou des Masters.

5.4. Les écoles d’art, de musique, danse...

Les études d’arts plastiques et d’arts appliqués dans la publicité, la communication, la décoration d’intérieur, le design se déroulent dans les écoles nationales supérieures d’art, les écoles d’arts appliqués, et dans de nombreuses écoles privées. La durée des études varie de 2 à 5 ans. La sélection à l’entrée se fait sur dossier et/ou concours.

D’autres établissements concernent la musique, la danse, le théâtre... Dans tous les cas, ils n’admettent jamais des débutants. Pour la musique et la danse, il faut déjà avoir suivi des cours en conservatoire.

Dernière modification : 21/03/2014

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