203ème anniversaire du franchissement de la Bérézina par la Grande Armée [ru]

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Le 20 novembre 2015, Mme Dominique Gazuy, Ambassadrice de France en Biélorussie, a commémoré le 203ème anniversaire du franchissement de la Bérézina par la Grande Armée en 1812. L’Ambassadrice de France s’est rendue sur les lieux de cette bataille, dans l’actuel district de Borisov. Elle était accompagnée de représentants de l’Ambassade de France, ainsi que de Monsieur Pascal Aebischer, nouveau représentant de la Confédération suisse en Biélorussie.
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Des représentants du Ministère des Affaires étrangères de Biélorussie, du Comité exécutif du district de Borisov, des associations historiques napoléoniennes et des uniformistes étaient aussi présents ce jour.
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La cérémonie a débuté sur la rive gauche de la Bérézina, au carré français dans le cimetière de Stoudienka, où Mme Gazuy a prononcé un discours puis fleuri les tombes de soldats de la Grande Armée.

« Chers amis biélorusses et français,

Les années passent et néanmoins, demeure intacte l’émotion de me retrouver avec vous en ces lieux.

Il y 203 ans, la retraite de Russie de l’armée napoléonienne connaissait son épisode le plus sanglant sur la terre biélorusse, sur les terres marécageuses et glacées de cet affluent du Dniepr. Il y a 203 ans, des milliers de soldats de l’armée napoléonienne perdaient la vie dans cet enfer de sang, de privations et de froid à l’issue d’une bataille acharnée marquée par l’action héroïque des 400 pontonniers néerlandais du général Eblé. Au sein de cette grande armée, le deuxième corps du maréchal Oudinot, qui comprenait les régiments suisses de la division Merle, joua un rôle essentiel pour repousser les armées russes.

Ce souvenir tragique que partagent la France et la Biélorussie doit être cultivé sans relâche. Parce que paradoxalement, ce sont les souffrances endurées ensemble qui rapprochent les peuples. En ces temps où le terrorisme fait peser sur elle l’une des menaces sans doute les plus graves de son histoire, la France sait que son salut, comme du reste celui de toute l’humanité contre l’obscurantisme et le fanatisme, réside dans la solidarité que lui témoignent ses amis. Et cette solidarité prend racine dans des souvenirs comme celui-là, tout comme prend racine dans ce souvenir notre capacité à faire face aux défis et aux menaces du futur.

Au fil des années, l’administration de la ville de Borisov, appuyée par les associations napoléoniennes et par l’Ambassade de France en Biélorussie, a permis de donner une sépulture digne à ces milliers de soldats, français et européens, qui sont tombés sur les rives de la Bérézina. C’est grâce à cette action, et celle, toujours active, des associations, que nous avons la possibilité de rendre hommage à tous ceux qui sont tombés sur le sol biélorusse. Je souhaite aujourd’hui les en remercier chaleureusement, et remercier également de leur soutien indéfectible les Ministères biélorusses des Affaires étrangères et de la Défense.

Vive la France, vive la Biélorussie ! »

Mme l’Ambassadrice a ensuite rendu hommage aux soldats tombés lors de cette bataille et déposé des fleurs devant le monument de la Garde suisse.
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La cérémonie s’est poursuivie sur la rive droite de la rivière, au champ de Brili, où la délégation s’est recueillie devant les différents monuments français, soviétique et russe dressés en hommage aux victimes de ces événements tragiques de l’Histoire européenne.
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Enfin, la journée s’est clôturée par une visite de la Maison-Musée Kolodeyev, inaugurée lors des célébrations du bicentenaire de la bataille de la Bérézina, et qui abrite une collection d’objets associés à la campagne de Russie.
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Crédit photos : Segueï Gapon/Ambassade de France en Biélorussie

Dernière modification : 22/09/2016

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